FWB – L’ASBL Schola de l’ULB : une belle initiative qui mérite notre soutien

Quand les choses sont positives, il faut pouvoir le dire aussi. Je suis un fervent admirateur de l’action de l’ASBL Schola de l’ULB, un projet de soutien scolaire par le biais du tutorat. Le gouvernement a d’ailleurs libéré une somme de 70 000 euros pour le soutenir. Je ne suis pas souvent d’accord avec l’action du gouvernement, mais dans ce cas, je me suis réjoui de cette bonne décision.

J’ai voulu connaître la raison de cette décision, son objet social. Le choix d’un conseil des ministres est précédé d’un rapport d’évaluation : un document qui démontre tout l’activisme qui a été déployé. Si ce document existe, nous devons pouvoir en disposer ou en connaître la teneur, la genèse de la décision, le pourquoi, la finalité.

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La Ministre m’a indiqué que la subvention accordée à l’ASBL Schola de l’ULB contribuait à la mise en place d’un projet reconnu et éprouvé de tutorat, dans le domaine du soutien personnalisé et de la remédiation, accessible gratuitement aux élèves, au sein même des établissements scolaires et de manière complémentaire et structurée avec les équipes éducatives. Il consiste en la prise en charge d’élèves de l’enseignement primaire et secondaire qui éprouvent des difficultés par des étudiants de l’enseignement supérieur. Ce programme est accessible à tous les établissements scolaires de l’ensemble des réseaux qui souhaitent s’y associer. Il avait été lancé à l’échelon de l’enseignement secondaire, mais a dû s’adapter à une demande croissante et s’étendre à l’enseignement primaire.

 

Ce projet créé en 1989 a été soutenu depuis de manière continue, entre autres par la Fédération Wallonie-Bruxelles Il a été primé à plusieurs reprises, notamment en 2008 par l’UNESCO, pour son intérêt dans le domaine de la recherche et de l’innovation en éducation. L’évaluation par les acteurs – élèves, enseignants et tuteurs – fait état de l’amélioration notable des performances scolaires des élèves aidés et d’un taux de satisfaction allant de 75 à 98 % des élèves et enseignants du primaire et du secondaire — cela laisse rêveur. Le rapport d’activité pour l’année 2015 – 2016 fait état de la présence du programme de tutorat dans 52 écoles primaires et secondaires, soit une école secondaire sur trois, dans 17 des communes de la Région de Bruxelles-Capitale. Près de 10 900 heures de tutorat ont été assurées et 1 247 élèves ont été accompagnés par près de 166 tuteurs. La demande allant croissant, deux écoles sont sur liste d’attente actuellement.

L’intérêt de ce projet est multiple: soutien des élèves en difficulté et lutte efficace contre l’échec scolaire, objectif de gratuité pour les élèves tout en présentant un coût modeste pour l’aide apportée, partenariat structuré avec l’école et les enseignants qui accompagnent les élèves au quotidien, engagement citoyen des étudiants tuteurs et incitant en termes d’attractivité du métier d’enseignant, identification possible avec les étudiants, souvent d’origines similaires aux élèves accompagnés et donc, impact sur la confiance en soi et sur les projets d’orientation. Ses objectifs et modalités d’action s’inscrivent donc pleinement dans les priorités établies dans les travaux du Pacte pour un enseignement d’excellence en matière de lutte contre l’échec scolaire, d’inclusion, de réponse aux besoins des élèves et de remédiation.

 

Je considère personnellement que ce programme est un modèle et me réjouis de cette réussite de l’ULB. Les chiffres laissent rêveur et prouvent que l’imagination au pouvoir peut accomplir de grandes choses.  Je vais également me pencher sur d’éventuelles initiatives similaires dans le reste du territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Je réitère mes applaudissements, c’est suffisamment rare pour en profiter!