FWB – Une initiative pour une jeunesse plus participative

Le 7 juillet dernier, la Ministre Simonis s’était adressée aux communes de la Fédération Wallonie-Bruxelles en sollicitant leur participation en tant que ville ou commune pilote dans le cadre d’une politique de la jeunesse plus participative. Je me suis intéressé à cette opération, aux modalités et aux communes ayant participé.

participatif

Les candidatures devaient vous être adressées pour le 16 septembre et dix à quinze communes pouvaient avoir l’espoir d’être retenues dans un cadre pilote. Je m’y suis intéressé en tant que bourgmestre et une phrase dans le descriptif a retenu mon attention puisque l’un des critères était la majorité politique au pouvoir. Quand le parti socialiste parle de cela, cela signifie qu’à nouveau tous les camarades seront acceptés dans le jeu. C’est l’un de mes échevins qui a interprété ce critère de sélection. Je vous connais cependant, donc je l’ai rassuré. Cette question vient donc du niveau local et a pour but de rassurer l’échevin en question. Avez-vous fait des choix partisans ? Comment est intervenu ce critère ? Quelles sont les communes qui se sont manifestées et quelles sont celles qui ont été retenues, puisqu’un petit budget de 50 000 euros était alloué pour encourager la participation des jeunes ?

Madame la Ministre a précisé que l’appel à projets relatif aux politiques locales de jeunesse a été lancé le 30 juin dernier. À cette occasion un colloque de présentation a été organisé aux Moulins de Beez. L’échéance pour la remise des candidatures était fixée au 16 septembre et 42 communes se sont portées candidates pour participer à une phase test. Une sélection aurait été opérée en concertation avec le comité d’accompagnement du projet.

La Ministre n’a pas voulu dévoiler les résultats directement, car ils devait être communiqués aux communes dans les jours suivants. La liste des signataires était apparemment restée dans la voiture de la Ministre et partirait sans doute demain. En ce qui concerne les critères de sélection, ceux-ci devaient garantir la diversité des profils des communes. Le but de cette phase était notamment de vérifier que le processus proposé par ces différentes communes puisse s’adapter à toute situation, quelles que soient les caractéristiques de la commune. C’est aussi le cas du critère relatif à la majorité politique au pouvoir. Ce projet avait en effet vocation à proposer une démarche qui dépasse les clivages idéologiques, d’où l’importance de voir comment chacun se l’approprie au cours de cette phase test et de voir s’il pouvait être étendu à l’ensemble des communes par la suite.

La Ministre a également détaillé qu’à la fin du mois d’octobre, après notification des décisions, une première réunion de lancement des communes sélectionnées aura lieu. Les projets devront se dérouler entre le mois d’octobre 2016 et le mois de juin 2017, chacun étant libre de planifier le sien selon ses réalités et dynamiques locales. Le budget de 50 000 euros auquel vous faites référence est une estimation de la phase test pour l’année 2016. Il est destiné à la constitution d’outils d’information, mais aussi de l’outil pédagogique, de la formation d’intervenants de terrain issus des communes, ainsi qu’à l’accompagnement du processus et des communes par le CRECCIDE qui a été conventionné dans ce cadre. Je m’engage sincèrement à ce qu’il y ait une grande diversité dans les communes qui seront sélectionnées.

Je fais confiance à la Ministre quant aux choix qu’elle devra faire. Nous n’en sommes quasiment plus qu’à une signature près pour achever le document qui a été préparé. À ce propos, j’ai invité la Ministre à être vigilante : si elle ne voit pas apparaître la commune de Frasnes-lez-Anvaing, elle peut retenir sa signature J J’ai eu l’explication que j’attendais à propos de cette phrase pour le moins ambivalente. Le rapport qu’en fera le Parlement permettra aussi de l’attester si besoin est. En revanche, je tiens à la liste reprenant les 42 communes et j’attends donc la Ministre me la communique. J’aimerais savoir quelles communes s’intéressent au projet, car peu importe la teneur de ce dernier, il est toujours intéressant de savoir que telle ou telle commune s’est manifestée, a été ou non retenue, etc. C’est une question de dynamique que nous pouvons reconnaître.