FWB – Sportifs sous contrat

La liste des sportifs sous contrat pour l’année 2017 a dû être établie. J'ai souhaité faire le point sur cette liste, ainsi que sur les choix qui ont été opérés: les dossiers qui ont été retenus, les critères qui ont été utilisés pour réaliser la sélection ainsi que le taux éventuel de renouvellement des contrats.

« Après les entretiens fonctionnels qui ont été menés ces dernières semaines, la liste des sportifs sous contrat pour l’année 2017 a dû être établie. Je souhaite donc faire le point avec vous sur cette liste, Monsieur le Ministre, ainsi que sur les choix qui ont été opérés: les dossiers qui ont été retenus, les critères qui ont été utilisés pour réaliser la sélection ainsi que le taux éventuel de renouvellement des contrats. C’est toujours un élément intéressant prouvant non seulement la progression dans le sport, mais également l’aide et l’espoir que l’on place dans les sportifs qui bénéficient des aides. Les critères sont-ils exclusivement sportifs ou d’autres critères peuvent-ils entrer en ligne de compte? Quelles disciplines ont été retenues? Force est de constater a priori une réduction du nombre de contrats. Cette réduction est-elle le fruit d’une volonté particulière ou est-elle due au x circonstances? Les contrats à mi-temps correspondent-ils au projet sportif et, dans l’affirmative, lequel? »

Voici la réponse du ministre Madrane , ministre de l’Aide à la jeunesse, des Maisons de justice, des Sports et de la Promotion de Bruxelles : « Je vais dans un premier temps évoquer la procédure de sélection des sportifs éligibles à un contrat. Les fédérations sportives proposent à l’administration les candidats potentiels pour l’octroi d’un contrat, et ce pour une date limite déterminée par l’administration qui correspond généralement à septembre ou octobre. Les candidatures sont analysées par le Service du sport de haut niveau (SHN). Celles qui sont éligibles sont retenues pour d’éventuels compléments d’information. Pour 2017, sept nouvelles demandes de contrat ont émané des fédérations sportives reconnues en Fédération Wallonie-Bruxelles et sont donc rentrées dans le service en question. Le pourcentage des nouvelles demandes sur le total des contrats octroyés est de 10 %, soit sept demandes pour 70 sportifs. Le taux de renouvellement des contrats est quant à lui de 63 %. Parmi ces sept demandes, cinq ont été retenues, ce qui correspond à 71 % de demandes retenues. Ces cinq nouveaux contrats sont répartis de la manière suivante: deux équivalents temps plein (ETP) en athlétisme, deux ETP en tennis et un ETP en tir à l’arc. En ce qui concerne les contrats de 2017, voici donc les détails: 21 APE en Région wallonne, 36 Rosetta, 10 ACS en Région bruxelloise, trois sports élite défense à l’échelon fédéral, soit 70 sportifs sous contrat pour 57 ETP. Les anciens contrats renouvelés sont donc au nombre de 65 pour un taux de 7 % de rotation. Les priorités sont déterminées en fonction du potentiel sportif, estimé sur la base, entre autres, des performances réalisées sur l’ensemble de la saison précédente, des compétitions majeures de référence et de l’évaluation de la fédération sportive.

Les sportifs déjà sous contrat sont évalués par leur fédération et sont invités à compléter leur auto-évaluation de la saison précédente. Sur la base de ces éléments et après analyse du SHN, le contrat est proposé à la reconduction ou à l’interruption. La reconduction des contrats se fait sur base, principalement, de performances réalisées sur la saison, en regard des objectifs sportifs déterminés initialement, de toute autre performance sportive ou de tout autre élément pouvant entrer en ligne de compte pour poser une évaluation sur le parcours sportif de l’intéressé. D’autres éléments entrent également en compte: le comportement du sportif, la cohérence du projet de double carrière du sportif, son professionnalisme notamment par rapport à ses obligations antidopage, etc. Si l’un des objectifs a été atteint ou si l’ensemble des objectifs ont été atteints, le SHN propose automatiquement la reconduction du contrat, ce qui correspond à une évaluation positive. Si les objectifs n’ont pas été atteints, mais que les autres performances réalisées ont été jugées suffisantes, le SHN propose également la reconduction du contrat, ce qui correspond également à une évaluation positive. Si les performances n’ont pas été suffisantes, mais que l’évaluation de l’année passée était positive, le service propose également la reconduction du contrat: l’évaluation est mitigée, mais débouche sur la reconduction du contrat. L’interruption du contrat n’est proposée par le SHN qu’à partir du moment où les objectifs sportifs ne sont pas atteints, où le niveau des per formances sportives – hors objectifs – est insuffisant et où le sportif reçoit une évaluation mitigée deux années consécutives. Concernant les disciplines sportives prises en considération, les demandes de contrats sportifs sont analysées selon les mêmes lignes directrices que pour le soutien et le développement du sport de haut niveau en Fédération Wallonie-Bruxelles, et donc en lien avec les dispositions du décret 2006. Il s’agit donc de sportifs émargeant à une fédération sportive reconnue. Le régime de travail – ETP ou mi-temps – est proposé en fonction du niveau sportif, de la disponibilité réelle du sportif à s’engager dans un processus de sport de haut niveau, de la disponibilité des différents contrats sportifs et de l’âge du sportif au moment de la répartition. Je rappelle que le contrat Rosetta prévoit une limite d’âge fixée à 25 ans. En ce qui concerne les nouveaux contrats, sept nouveaux dossiers de demande de contrats ont été rentrés en 2017. Parmi ceux-ci, cinq spor tifs ont bénéficié d’un nouveau contrat. En athlétisme, deux nouveaux contrats ont été octroyés sur les trois demandes: un ETP à Ismaël Debjani et un ETP à Soufiane Bouchikhi. Le niveau avait été jugé insuffisant pour Fanny De Smedt, car il n’y a pas eu d’évolution depuis la non-reconduction de son contrat l’année précédente. En karaté, une demande a été introduite, mais le niveau sportif a été jugé insuffisant lors des deux dernières années et lors des deux dernières saisons. En tennis, deux nouveaux contrats ont été octroyés pour les deux demandes, de Zanevska Maryna et d’Arthur De Greef. En tir à l’arc, un nouveau contrat a fait suite à une demande, celle de Sarah Prieels. Les demandes concernant la voile et le triathlon n’ont pas été considérées comme des nouvelles demandes. Il s’agissait de demandes pour faire passer Wannes Van Laer, en voile, et Claire Michel, en triathlon olympique, d’un contrat ACS Bruxelles vers un contrat APE FWB. Ces demandes n’ont pas pu être honorées. Une autre demande visait à faire passer Alexandra Tondeur, en triathlon longue distance, d’un contrat mi-temps vers un contrat ETP: la demande a été honorée. Les contrats suivants ne sont pas non plus considérés comme des nouveaux contrats, puisqu’ils ont bénéficié d’une reconduction automatique en janvier 2017 à cause d’une signature tardive en 2016. Il s’agit de Nicky Covyn et d’Amal Amjahid, en jujitsu, de Mourad Laachraoui, en taekwondo, de Ryad Merhy, en boxe professionnelle, d’Anas Messaoudi, en boxe olympique, et d’Élodie Orbaen, en escalade handisport. Concernant le handisport, trois sportifs ont été sous contrat en 2017 pour quatre en 2016: il s’agit de Michèle George, en équitation, de Joachim Gérard, en tennis, et d’Élodie Orbaen, en escalade. Un autre changement par rapport à la même période de l’année passée concerne les deux demis ETP non reconduits, ceux de Mathieu Loicq et Marc Ledoux en tennis de table, et un mi-temps sous nouveau contrat, celui d’Élodie Orbaen en escalade. Au point de vue des contrats féminins, je peux vous dire qu’ils sont au nombre de 18 en 2017. Quant à un refus éventuel de signature, un sportif, quel qu’il soit, peut exprimer son souhait de ne pas réitérer son contrat. La décision lui appartient, que ce soit pour des raisons de réorientation professionnelle ou autre. Dans le cas de Joachim Bottieau, le sportif avait exprimé son intention de ne pas poursuivre le régime sportif sous contrat. Le sportif était dans les conditions de reconduction, mais, étant donné qu’au moment des décisions, un doute persistait quant à ses intentions, le SHN a maintenu la reconduction du contrat, afin de ne pas pénaliser l’athlète en cas de décision de sa part de continuer sous ce régime. Le sportif a finalement bien confirmé son intention de ne pas signer de nouveau contrat. Le contrat a directement été réattribué, comme prévu lors de l’évaluation des nouvelles demandes. En ce qui concerne l’analyse du SHN de l’ADEPS, à l’exception de l’équipe cycliste et d’Arnaud Dubois (reconversion «Projet Piste BMX»), l’ensemble des sportifs est passé par l’analyse du SHN dans le cadre du processus standard d’évaluation. Enfin, lors de la signature de son contrat, le sportif, la fédération sportive et la Fédération Wallonie-Bruxelles signent une convention dans laquelle figure un paragraphe concernant l’éthique: «Le (la) sportif(ve) doit être respectueux(se) de la morale sportive en observant un comportement exemplaire, fair-play et éthique au sens des exigences du décret du 20 mars 2014, portant diverses mesures en faveur de l’éthique dans le sport, en ce compris l’élaboration du code d’éthique sportive et la reconnaissance et le subventionnement d’un comité d’éthique sportive.»

 

J’ai remercié Monsieur le Ministre, pour sa réponse qui n’a pas été longue, mais exhaustive et complète sur ce dossier. Je note à la fois la transparence, mais également la souplesse des règles telles qu’elles sont appliquées. C’est de bon aloi.