FWB – Pétition pour une réforme du décret « Paysage » de l’Enseignement supérieur

Depuis sa mise en place, le décret "paysage" a fait couler beaucoup d'encre. Dernièrement, j'ai soutenu l'initiative citoyenne portée par Mme Marie-Agnès Boxus, enseignante, qui a lancé une pétition. Vous avez été plus de 1500 à la signer ! Bravo à ces personnes de terrain qui s'engagent pour un enseignement plus fort !

Cliquez ici pour lire l’entièreté du contenu de la pétition de Mme Boxus sur le site mondial change.org !

Aujourd’hui, après trois rentrées scolaires vécues sous la bannière « Paysage », le décret réformant l’enseignement supérieur, un constat s’impose : la réforme a généré dans les cursus quantité d’aberrations pédagogiques, administratives et organisationnelles. Ces constats ont été faits par de nombreux enseignants, étudiants et par le personnel encadrant.

« En Belgique francophone, les Hautes Écoles de l’enseignement Supérieur organisent des bacheliers dits ‘professionnalisants’. Une partie importante de ces formations est menée sur le terrain : dans des entreprises, des laboratoires, des chantiers ou encore des écoles, par exemple, pour ce qui touche à la formation initiale des enseignants. Or, la mise en application du décret Paysage (et de son fourre-tout), réalisée dans une précipitation et une urgence aussi inutiles que brutales, est venue mettre à mal l’équilibre, le fonctionnement et la qualité des formations proposées dans les Hautes Écoles.

 

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Tout d’abord, le passage à la quadrimestrialisation (qui relève du souhait ministériel d’aligner le calendrier des Hautes Écoles sur celui des Universités) a allongé les sessions d’examens au-delà de toutes proportions raisonnables, au détriment des temps d’apprentissage à l’école et, surtout, sur le terrain, ce qui est plutôt paradoxal pour des formations professionnalisantes. À cette quadrimestrialisation est venue s’ajouter le remplacement du système traditionnel de cours par un système à deux niveaux plus complexe : les cours sont devenus des activités d’apprentissage, elles-mêmes regroupées en unités d’enseignement, valorisables en « crédits » que l’étudiant doit valider et capitaliser. Les délais extrêmement courts imposés aux enseignants pour mettre au point ces unités ont empêché tout débat de fond et toute prise de recul méthodologique par rapport à la mise en place de ce nouveau système. »