FWB – Les professeurs de sciences toujours en attente des programmes

Fin octobre 2016 : après 2 mois de cours, les enseignants de Sciences attendent toujours les programmes du cours de 2h/semaine dans l’enseignement qualifiant et professionnel !

J’ai été interpellé dernièrement par des enseignants en sciences de l’enseignement officiel qui m’ont fait part de leur désarroi et de leurs interrogations concernant le programme de formation scientifique, enseigné à hauteur de deux heures par semaine dans l’enseignement qualifiant et professionnel. Selon leurs dires, ils ne seraient pas encore en possession de ce programme. Or, me dit-on, les programmes devaient leur parvenir au plus tard en novembre. J’imagine qu’il est difficile de travailler dans cette situation.

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J’ai interrogé la Ministre sur ce blocage, ce retard et la raison pour laquelle les enseignants ne sont pas encore en possession de leur programme. Je crois que c’est ainsi que l’on finit par démotiver les plus motivés, à savoir les enseignants.

La Ministre m’a répondu que le 18 juillet, la commission des programmes a informé le service des Affaires pédagogiques et réglementaires de l’enseignement organisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles qu’elle remettait un avis favorable concernant ce programme. Il est vrai que le processus décrétal de validation est un peu long. Il prévoirait que le programme est envoyé au Service général du pilotage et du système éducatif, qui le transmet au Conseil général de concertation. Ensuite, le Service général du pilotage soumet le programme et les différents avis à son approbation. Dès lors, dans l’attente de la finalisation de ce processus, le service des Affaires pédagogiques a pris des dispositions pour aider les équipes dans les écoles. Le 31 août, un courriel a été envoyé à tous les établissements du réseau Wallonie- Bruxelles Enseignement (WBE) informant que le programme était en fin de processus. Il renseignait les coordonnées de tous les conseillers pédagogiques pour les questions relatives à la période intermédiaire. Ces derniers ont mis à la disposition des enseignants le programme concerné, dans le but de leur permettre de se l’approprier pour le mettre en application aussi vite que possible, quand il aurait obtenu l’approbation ministérielle. Ce programme a été mis à disposition des enseignants par une plateforme informatique.

Si je suis heureux que la Ministre reconnaisse les faits, je suis convaincu qu’il y a lieu de simplifier le processus. Je vais donc plancher sur une proposition de décret allant dans ce sens. Je comprends que certains acteurs doivent donner un avis, mais je veux d’abord comprendre les personnes de terrain, car c’est là que se fait l’éducation.