FWB – Le rapport à mi-parcours du Collège d’experts de l’ARES

L’idée que 16 experts extérieurs, dont 3 étrangers et 13 Belges, réfléchissent « out of the box » aux principaux défis de l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles à l’horizon 2030 a été lancée en son temps. Qu’en est-il de l’avancement de cette étude ?

Cette idée, je l’avais trouvée intéressante. Le Ministre Marcourt disait en février 2016 qu’il serait possible, à court et à moyen termes, de disposer d’une analyse prospective, étant entendu que la réflexion dépasserait le contexte actuel de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, et que l’on se devait de donner une véritable orientation par rapport à ce que représente l’enseignement supérieur universitaire en termes de valeur, de qualité et de réussite. Nonobstant les nombreux maux dont on peut taxer les États-Unis, il faut reconnaître que s’il est bien une chose qui fonctionne là-bas, ce sont les études universitaires, avec des résultats pour ceux qui les suivent. Il y a aussi la recherche. Ce n’est pas pour rien qu’un certain nombre d’étudiants filent aujourd’hui encore aux États-Unis, dans l’intention d’y décrocher un master, un diplôme, mais aussi de bénéficier de l’ambiance qui y règne, grâce à la mise en commun des énergies des uns et des autres, ce qui permet finalement d’aller au-delà de la matière enseignée.

J’ai voulu savoir si le rendez-vous qu’il m’avait fixé pour l’obtention des résultats de cette étude, prévus pour le mois de décembre 2016, tenait toujours la route. Nous ne sommes pas encore en décembre, mais nous n’en sommes plus très loin. Je serais très heureux d’entendre que le rendez-vous est maintenu, auquel cas je reviendrais à la charge, en temps opportun, pour demander le rapport à mi-parcours. Si je pose la question, c’est bien sûr parce que j’ai entendu des échos un peu différents qui, je l’espère, ne sont pas fondés. Une fois rédigé ce rapport à mi-parcours, comment allons-nous le traiter? L’administration de l’ARES, l’Académie de Recherche et d’Enseignement supérieur, va-t-elle se pencher dessus? Le gouvernement va-t-il également l’étudier? Le document sera-t-il déposé au Parlement? Par ailleurs, ce qui est demandé en termes de prospective englobe-t-il également l’aspect du financement des hautes écoles? Sans doute cela restera-t-il toujours insuffisant – on veut toujours plus en termes de moyens –, mais on sait aussi qu’en Fédération Wallonie Bruxelles, les budgets ne sont pas extensifs, puisque l’on dépend à 97 % de recettes qui sont transférées du niveau fédéral. Toutefois, cet aspect des choses fait-il partie de l’étude attendue ou de la prospective souhaitée?

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Le Ministre ne m’a pas caché son embarras de me répondre en l’état : en effet, il s’agit d’une initiative totalement autonome de l’ARES. L’organisation des travaux, la manière dont ils se déroulent dépendent exclusivement de cette institution. Le ministre leur a laissé une totale autonomie. Le Ministre m’a donné raison de demander comment cela débouchera sur un rapport. D’ailleurs, le Ministre trouverait utile que ce rapport puisse être communiqué au gouvernement et au Parlement, pour nous permettre une réflexion prospective. La démarche entamée sur proposition du président de l’ARES, n’est pas le très court terme qui intéresse ces universitaires, mais davantage la question de savoir où l’on va, dans un environnement plus vaste et plus global. Le Ministre a promis qu’il allait prendre contact avec le président de l’ARES pour l’interroger sur le timing des travaux et sur les champs prioritaires face aux différents champs de prospection. Il demandera également comment il envisage d’accomplir ce travail. Le Ministre m’a enfin promis qu’il me transmettrait personnellement la réponse.

Il a également rappelé qu’il y a environ un an, j’avais reçu le président de l’ARES qui avait évoqué cette question. Le Ministre suppose que les travaux avancent de manière positive, n’ayant rien entendu de négatif à ce sujet, mais il n’a aucune information précise.

Je ne suis donc pas déçu par le deuxième rendez-vous que le Ministre m’a fixé. Le premier était simplement une prise de contact. J’attends les informations du président de l’ARES. J’ignorais que c’était une démarche interne à l’ARES, mais ce n’est pas plus mal : cela prouve son autonomie. J’ai demandé au Ministre de suggérer au Président de l’ARES de venir présenter ce rapport intermédiaire dans notre commission.