FWB – Apprentissage de la robotique

Le 29 novembre passé, j’ai interpellé la ministre Schyns sur l’apprentissage de la robotique. En effet, nous parlons souvent de l’apprentissage de l’informatique et de la programmation à l’école, mais nous n’abordons jamais celui de la robotique. Or, la robotique permet non seulement d’améliorer les performances mathématiques des étudiants, mais également de développer leur esprit de créativité et d’esthétique. J’ai voulu connaître la position de la Ministre sur sa diffusion dans l’enseignement secondaire et son éventuel développement. Il me semble important de promouvoir cette discipline, comme cela se fait en Corée du Sud. J’ai interrogé sur la manière à laquelle matière est prise en compte dans les programmes, s’il faut y apporter des changements.

Mme la Ministre Schyns m’a expliqué que la programmation est abordée dans les cours d’informatique de l’enseignement secondaire technique, de transition et de qualification et, en proportion plus réduite, dans les activités complémentaires de l’enseignement général. Ces cours visent la maîtrise des concepts logiques de base de la programmation. L’utilisation de la programmation pour la robotique fait uniquement l’objet de cours prévus dans certaines sections de qualification, notamment l’informatique industrielle, ou d’autres initiatives ponctuelles organisées par le Pass de Frameries comme le concours «Robotix’s» qui s’adresse aux 8-18 ans.

Je m’intéresse tout particulièrement à cette question dans la mesure où, la Ministre l’a souligné, la robotique permet aux élèves d’aborder des problématiques complexes et pluridisciplinaires qui nécessitent la mobilisation de compétences multiples. Cette approche s’inscrit dans le cadre de la promotion des filières appelées «STEM», acronyme anglais de sciences, technologies, engineering and mathematics.

 

 

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La Ministre a ajouté qu’il lui semble qu’un juste équilibre doit être trouvé entre la programmation et les autres aspects des référentiels. Dans le cadre du Pacte pour un enseignement d’excellence qu’elle orchestre, les acteurs tentent d’adapter les compétences et les contenus de la société numérique actuelle. L’analyse de la place de la programmation dans les référentiels et les usages scolaires est en cours, dit la Ministre. La dimension numérique dans les apprentissages serait actuellement en discussion dans le groupe de travail chargé des cadres d’apprentissage, contenus des savoirs et compétences, et plans d’actions prioritaires. De plus, la Ministre souligne qu’un travail conjoint est réalisé avec les Régions pour équiper les établissements scolaires lorsqu’ils ont des projets numériques concrets et des formations ont lieu pour permettre aux enseignants de connaître ces outils et entrevoir leur utilisation en classe.

La ministre souligne, à raison, que si avant, on craignait de prononcer ces mots dans le milieu de l’enseignement, aujourd’hui la Ministre et les enseignants sont à l’aise avec ces concepts. Elle dit avoir entendu les explications des différents acteurs sur leur plus- value. Par ailleurs, cette plus-value est clairement indiquée dans les référentiels et les enseignants sont eux-mêmes soit sensibilisés, soit formés au codage ou à l’initiation à la programmation.

La réponse de la Ministre me satisfait. J’ignorais qu’il y avait des initiatives en la matière et c’est une bonne chose. Je crois tout comme vous qu’il faut insister sur ces techniques, car elles sont multidisciplinaires. Lors d’une conférence intéressante consacrée à l’énergie, les entreprises énergétiques exposaient, non pas leur métier, mais surtout l’évolution de leur métier et les perspectives d’avenir. La robotique est clairement un des fils conducteurs de ce développement. On ne peut pas imaginer à quel point les robots seront utiles et seront recherchés jusque dans les réseaux intelligents. Il est donc temps non pas de rattraper le train, mais de monter dans le bon train.